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les clubs anglais, éléments moteurs du marché des transferts

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Jack Grealish sous le maillot de Manchester City lors du Community Shield perdu face à Leicester, le 7 août.

Passée la déception de la défaite en finale de l’Euro face à l’Italie, le 11 juillet, les footballeurs de la sélection nationale anglaise ont commencé à rechausser les crampons lors de ce week-end, à l’occasion du lancement de la saison de Premier League. Parmi les joueurs des Three Lions, un sera particulièrement scruté ce dimanche 15 août, aux alentours de 17 heures dans le Tottenham Hotspur Stadium : Harry Kane, capitaine de l’Angleterre, débutera-t-il le choc entre Tottenham et Manchester City sur le banc ou comme titulaire ?

La question pourrait paraître anodine si seulement Harry Kane n’était pas la priorité de Manchester City sur le marché des transferts. L’attaquant de Tottenham souhaite quitter les Spurs, et les médias britanniques évoquent un transfert de 150 millions d’euros.

Le montant, qui ferait de Kane le troisième joueur le plus cher de l’histoire (derrière Neymar et Mbappé lors de leur achat par le PSG, en 2017), a de quoi surprendre en cette période de crise liée à l’épidémie de Covid-19. Il témoigne de la bonne santé financière des clubs anglais, qui sont, sans contestation possible, les plus actifs sur un marché estival des transferts ayant ouvert ses portes le 9 juin.

En attendant de voir Kane débarquer à Manchester City, le champion d’Angleterre en titre a déjà récupéré dans son effectif la coqueluche du public anglais, le milieu de terrain Jack Grealish, 25 ans. L’ancien joueur d’Aston Villa a rejoint les Citizens contre 117 millions d’euros au début d’août.

Plus de 1 milliard d’euros dépensé

Cet été, Manchester City n’a pas été le seul club anglais à sortir le carnet de chèques. Chelsea a déboursé 115 millions d’euros pour débaucher l’attaquant belge Romelu Lukaku, qui évoluait à l’Inter Milan, tandis que Manchester United s’est offert pour 85 millions d’euros l’Anglais Jadon Sancho, qui jouait en Allemagne, à Dortmund.

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En préambule de la gifle infligée à Leeds pour leur premier match de la saison (5-1), samedi, les Red Devils ont également présenté leur nouvelle recrue, Raphaël Varane. L’international français a quitté le Real Madrid pour rejoindre Manchester United contre 40 millions d’euros.

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Cette indemnité a fait franchir aux vingt clubs anglais de Premier League la barre du milliard d’euros dépensé durant cet été en transferts. A quinze jours de la fin du mercato, ce montant est inférieur aux sommes affichées lors des saisons précédentes par les écuries anglaises : 1,6 milliard d’euros en 2019 et 1,4 milliard en 2020, selon les données de l’Observatoire du football CIES.

Mais il est bien plus important que les sommes déboursées par les clubs des quatre autres grands championnats européens que sont la Liga espagnole (138 millions d’euros), la Serie A italienne (387 millions), la Bundesliga allemande (326 millions) et la Ligue 1 française (288 millions). « En ce moment, vous avez l’impression que les clubs anglais écrasent le marché des transferts, comme si le coronavirus n’était jamais arrivé », s’étonnait Karl-Heinz Rummenigge, l’ancien président du Bayern Munich, dans une interview accordée à Bild le 10 août.

De plus amples capacités d’investissement

Outre les clubs anglais, l’autre grand acteur du marché des transferts en Europe est le Paris-Saint-Germain. Le club parisien a réalisé l’un des mercatos les plus impressionnants de l’histoire du football en recrutant tour à tour le Néerlandais Georginio Wijnaldum, l’Espagnol Sergio Ramos, l’Italien Gianluigi Donnarumma, le Marocain Achraf Hakimi et l’Argentin Lionel Messi.

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Mais comme quatre de ces cinq joueurs étaient en fin de contrat, le PSG n’a pas eu à acquitter des indemnités de transfert aussi élevées que celles qui sont consenties par les clubs anglais. Il faut dire que ces derniers peuvent s’appuyer sur de solides revenus procurés par les droits de diffusion télévisuelle de la Premier League : ceux-ci ont été renouvelés en mai pour trois ans contre 5 milliards d’euros.

Certaines écuries britanniques dépensent donc sans compter, ou presque, comme si l’épidémie de Covid-19 et ses conséquences n’étaient que de lointains souvenirs. En réalité, des disparités se creusent entre les grands clubs anglais et ceux qui préfèrent thésauriser en cette période de crise.

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Manchester City, à l’instar du PSG, peut se reposer sur la surface financière quasi illimitée de ses propriétaires venus du Golfe persique. Avec ces fonds, les Citizens pourraient faire de Harry Kane le joueur anglais le plus cher de l’histoire du football, détrônant… Jack Grealish. Reste à savoir si l’attaquant de Tottenham ira jusqu’au clash avec son club. Un premier élément de réponse devrait apparaître ce dimanche après-midi, à l’occasion du choc entre les deux clubs.

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