l’Algérie, « gros poisson » à éviter lors du tirage au sort de la CAN 2022


Le footballeur algérien Ryad Mahrez et l’entraîneur Djamel Belmadi lors d’un match amical contre la République démocratique du Congo, à Blida, en octobre 2019.

L’équipe algérienne de football, emmenée par Riyad Mahrez, est le gros poisson à éviter lors du tirage au sort de la prochaine Coupe d’Afrique des nations (CAN), ce mardi 17 août au Cameroun, pays hôte de la compétition qui se déroulera du 9 janvier au 6 février 2022. Le Cameroun, le Sénégal et la Tunisie sont également prétendants au titre, en tant que têtes de série, aux côtés du Maroc et du Nigeria. Un statut que n’ont pas l’Egypte (sept fois championne), le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Mali, principaux outsiders de cette CAN.

Favoris pour un troisième titre dans la compétition, les Fennecs algériens font partie des 24 qualifiés, qui seront répartis en six groupes. Les premiers, les deuxièmes ainsi que les quatre meilleurs troisièmes de chaque groupe accéderont aux huitièmes de finale.

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Tenants du titre après leur victoire en finale sur le Sénégal (1-0) lors de l’édition 2019, les coéquipiers de Riyad Mahrez sont en train d’établir une série record d’invincibilité : en juin, en battant la Tunisie en match amical (2-0), ils ont porté à 27 leur nombre de rencontres consécutives sans défaite, faisant tomber le record établi par la Côte d’Ivoire de Didier Drogba et Yaya Touré en 2013. Depuis leur défaite (1-0) contre le Bénin dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2019, il y a trente-quatre mois, le bilan des Fennecs est de 20 victoires et 7 matchs nuls, avec 58 buts marqués pour 17 encaissés.

Riyad Mahrez, l’ailier de Manchester City, est la vedette d’une équipe composée de joueurs dont beaucoup sont nés à l’étranger de parents algériens et évoluent dans des clubs européens ou du Moyen-Orient. Plusieurs cadres de l’équipe vont ainsi disputer la Ligue des champions cette saison : Riyad Mahrez, mais aussi le défenseur Aïssa Mandi, qui évolue à Villarreal, et Ismael Bennacer, milieu de terrain du Milan AC.

Djamel Belmadi, « un trésor national »

Riyad Mahrez, qui est désormais le capitaine de la sélection, attribue une grosse partie du mérite des bons résultats actuels des Fennecs au travail de l’entraîneur Djamel Belmadi, ancien milieu de terrain de Manchester City, aujourd’hui âgé de 45 ans. « C’est un trésor national. On ne peut pas exagérer son importance dans l’équipe. Ce que fait Djamel est profondément respecté par tous les Algériens », selon Riyad Mahrez.

Djamel Belmadi s’inquiète toutefois du fait que les favoris ne soient pas parvenus à remporter la CAN depuis 2010. A l’époque, l’Egypte était devenue la première nation à la remporter trois fois de suite. Mais depuis, les têtes de série ont flanché à chaque fois. En 2012, c’est la Zambie qui avait surpris son monde en s’imposant face à la Côte d’Ivoire de Didier Drogba. Un an plus tard, le Nigeria avait damé le pion aux favoris ivoiriens ou ghanéens. Les Eléphants ivoiriens ont été titrés en 2015, année où ils n’étaient pas attendus. Et il y a deux ans, l’Egypte, le Maroc et la Tunisie semblaient mieux armés que les Fennecs pour remporter la CAN.

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Pour le Cameroun, l’organisation de la CAN a tout eu du parcours d’obstacles. Dépossédé de l’édition 2019 au profit de l’Egypte en raison de retards dans les préparatifs, le pays a été contraint de modifier les dates du tournoi à deux reprises, invoquant d’abord des raisons climatiques, puis du fait de la pandémie de Covid-19. Même le tirage au sort, initialement prévu en juin, a été retardé.

Sur le terrain, certains entraîneurs seront soumis à une forte pression de résultats, notamment Vahid Halilhodzic avec le Maroc et Gernot Rohr avec le Nigeria. Le Bosnien est contraint d’atteindre au moins les demi-finales avec les Lions de l’Atlas. L’Allemand, lui, a été sommé de gagner la compétition par les patrons du football nigérian.

Le Monde avec AFP

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