La Solitaire du Figaro: le spectacle s’annonce grandiose


Trente-quatre marins, quatre grandes et belles étapes pendant quatre semaines, la 52e édition débute dimanche depuis Saint-Nazaire.

Le décor de la Solitaire du Figaro proposé cette saison est alléchant. Quatre parcours entre Saint-Nazaire et Saint-Nazaire, via Lorient, Fécamp et la baie de Morlaix. Avec sur le papier, deux actes de plus de 680 milles en plats de résistance. Deux tronçons monstres qui devraient bien épuiser même les navigateurs le plus affûtés, pour donner à l’épreuve toute sa dramaturgie. Surtout pour les douze bizuths qui viennent pour la première fois porter le costume de leurs ambitions. De la navigation hauturière, du côtier où les courants joueront les chausse-trapes de la mise en scène. Il y en aura pour tous les goûts et les couleurs.

Cinquième de la Solo Maître CoQ en ayant fait une place de deuxième sur la grande étape en début de saison, vainqueur de la Sardinha Cup et de la Solo Guy Cotten le mois dernier, Xavier Macaire (Groupe SNEF) fait partie des grands favoris de cette 52e édition de la course reine des solitaires. Une épreuve qu’il a l’intention de gagner pour être sous les feux de la rampe alors qu’il en est à sa onzième participation: «Cela se présente bien car le bateau et le bonhomme sont en forme. Avec de bons repères car j’ai fait un début de saison pas trop mal. Cela me met en confiance pour faire aussi bien sur cette Solitaire. Avec ce parcours, il va y avoir de belles choses à faire si je continue sur ma lancée.»

Absent sur la Transat Concarneau Saint-Barthélemy, le marin de 40 ans pense pouvoir posséder un peu plus d’énergie que ses petits camarades de jeu: «Il est surtout intéressant de se dire qu’il n’y a pas sur le plateau d’anciens vainqueurs. Ou des têtes d’affiche comme on a souvent. Mais il n’en reste pas moins que le niveau reste très élevé et qu’il y a un nombre important de potentiels vainqueurs. Cela va, j’en suis certain, donner un beau match, une belle représentation. Comme le programme nous propose de grandes étapes, cela va se jouer dans la durée. Sur l’endurance, la stratégie à long terme même si on ne sait pas trop où seront les passages à niveau. En ce sens, j’espère que je n’aurai pas de mauvaises surprises comme l’an dernier sur la troisième étape, qui avait été désagréable pour moi. La météo va être encore déterminante. Mes adversaires vont être nombreux, Gildas Mahé (Breizh Cola), Corentin Horeau (Mutuelle Bleue pour l’Institut Curie), Fabien Delahaye (Groupe Gilbert) ou encore Tom Laperche (Bretagne CMB Performance). Mais au fil du temps, cela marche bien quand je fais la course contre moi-même pour faire le mieux possible. Sans trop regarder les autres.»

Une course très ouverte

Lui aussi peut prétendre aux honneurs, à défaut de Molière. Pour sa troisième participation, Tom Laperche annonce tout de go qu’il vient pour la victoire: «J’ai hâte d’aller sur l’eau. Comme à chaque fois, l’envie est là. Je suis dans les meilleures dispositions pour remporter le titre. Cela a toujours été mon rêve et je sens que j’en suis capable. Après, c’est la Solitaire, où il se passe toujours plein de choses et où il faut savoir s’adapter aux circonstances. Il faudra surtout être constant, régulier pour pouvoir faire la différence à un moment. Le parcours me plaît. J’espère que l’on va pouvoir le faire en entier. Avec une première étape depuis la Loire-Atlantique vers Lorient où cela peut être très ouvert dans le golfe de Gascogne puisque nous allons virer une bouée au large de La Corogne, en Espagne.»

Vainqueur de la Solo Maître CoQ en mars, une bonne Sardinha Cup en double pour préparer avec Loïs Berrehar la Transat vers les Antilles à l’issue de laquelle ils sont montés sur la troisième marche du podium, et une place de deuxième sur la Solo Guy Cotten, le Morbihannais de 24 ans affiche donc de très sérieux arguments. Et il les revendique sans se cacher: «Porter le titre de favori me convient très bien. Si la saison est longue, je suis toujours heureux d’être sur l’eau. Je m’éclate, tout en reconnaissant que j’ai la chance de faire ce métier. Autant en profiter.»

La classique des classiques débute dimanche prochain dans l’après-midi. D’ici là, tous vont pouvoir peaufiner leur préparation et rejouer leurs gammes. Seule ombre au tableau: un cas de Covid-19 ayant été découvert mercredi parmi les préparateurs, l’ensemble des acteurs, qu’ils soient en coulisse ou non, côté cour ou côté jardin, a été contraint à un test de dépistage qui n’était pas au programme. Quant aux spectateurs, ils ont toujours le loisir de venir voir les Figaro Bénéteau 3 amarrés au quai du commerce de Saint-Nazaire jusqu’à dimanche midi… à condition de porter le masque et de présenter le passe sanitaire, sésames obligatoires pour s’inviter au village.

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