à Silverstone, Fabio Quartararo en terrain (plus) favorable


Après deux courses qui s’annonçaient difficiles en Autriche mais qui l’ont vu sauver les meubles – voire mieux -, le Français, en quête d’un premier titre mondial en MotoGP, retrouve «un circuit (qu’il) aime vraiment» en Grande-Bretagne de vendredi à dimanche.

Le plus dur est-il passé pour Fabio Quartararo en Autriche ? C’est ce qu’espère le motard français en tout cas au moment de disputer l’épreuve en Grande-Bretagne de ce week-end. «J’aborde ce Grand Prix dans un état d’esprit très positif», assure le Français, qui a porté à 47 points son avance en tête du classement des pilotes après 12 manches (sur 19 si la pandémie de coronavirus le permet), malgré une 7e place lors de la deuxième épreuve autrichienne mi-août. «Mon objectif est de me battre pour la victoire, d’abord parce que c’est une de mes pistes préférées, ensuite parce que c’est un GP important pour l’équipe», qui partage le même sponsor titre, continue celui qui n’est encore jamais monté sur le podium à Silverstone. Seule inquiétude pour Quartararo, il est mal à l’aise sur sa Yamaha dans des conditions «mixtes» (faible pluie ou piste séchante). «Je pense que ce sera une bonne course si les conditions sont bonnes. S’il pleut, il faudra voir, mais on fera de notre mieux», promet-il.

Jeudi, en tout cas, la météo du week-end s’annonçait couverte et fraîche mais sèche. Toujours chez Yamaha, il y a du changement de l’autre côté du garage, après le divorce en pleine saison d’avec Maverick Vinales. Une situation qui «n’affecte pas vraiment» Quartararo, dit-il : «Je suis concentré sur mon travail. Je ne suis pas triste. C’est un sport individuel et j’ai un nouvel équipier ce week-end». L’Espagnol est en effet remplacé par Cal Crutchlow, acteur à plein temps du MotoGP jusqu’à l’an dernier et désormais pilote d’essais du constructeur japonais. Le Britannique a bénéficié d’un échauffement en Autriche, en suppléant l’Italien Franco Morbidelli au sein de l’équipe satellite Yamaha-SRT. Dix-septième de chacune des deux courses, il estime pouvoir faire mieux à domicile. Chez SRT (qui quittera le championnat en 2022 et dont les dirigeants formeront une nouvelle équipe présentée mi-septembre au GP de Saint-Marin), c’est Jake Dixon, un autre Britannique concourant en Moto2, qui remplace Morbidelli, convalescent après une opération à un genou en juin.

Sur le coup, c’est dur à avaler mais on comprend pendant la semaine suivante que ça fait partie du boulot.

Johann Zarco

Sur 9 épreuves depuis 2010 à Silverstone dans la catégorie reine, Yamaha en a remporté quatre mais elle partage toutefois le statut de favorite avec Suzuki, deux succès en 2016 et 2019. D’autant que le fer de lance de la deuxième, le champion en titre Joan Mir, est revenu de la pause estivale en juillet plus en verve que pendant la première partie de saison. Troisième du championnat à 47 longueurs de Quartararo, voici l’Espagnol parmi ses plus proches poursuivants, aux côtés de l’Italien Francesco Bagnaia (Ducati), 2e à 47 points également, et de l’autre Français Johann Zarco (Ducati-Pramac), 4e à 49 unités. Tombé lors du dernier GP en Autriche, Zarco a perdu sa place de dauphin au classement des pilotes et doit repartir du bon pied. «Sur le coup, c’est dur à avaler mais on comprend pendant la semaine suivante que ça fait partie du boulot, raconte-t-il. Pour voir le positif, même si je veux encore m’améliorer, je ne suis déjà pas loin de quelque chose de pas mal et je crois toujours que je peux être très bon en débloquant des petites choses. Ducati aussi.» Quant à l’Espagnol Marc Marquez (Honda), il progresse toujours vers son niveau d’avant sa grave blessure en 2020.

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