Paris revêt sa tenue d’or à Charléty


Trois semaines seulement après les Jeux de Tokyo, l’enceinte parisienne accueillera pas moins de huit champions olympiques, et une pléiade de médaillés.

Le Stade Charléty aux allures de Stade Olympique de Tokyo. S’il faudra attendre trois ans avant de vibrer au rythme des anneaux à Paris, ce samedi 28 août offrira un joli avant-goût aux amateurs d’athlétisme dans l’enceinte située dans le sud de la capitale. À tel point qu’il sera difficile de sortir une star plutôt qu’une autre, même si plusieurs points d’orgue animeront l’étape de Diamond League.

À commencer par le concours de la perche que disputera Armand «Mundo» Duplantis. Avec 6,02m à Tokyo, le Suédois a décroché logiquement le premier titre olympique de sa jeune carrière. À 21 ans, l’avenir, et le présent, lui appartient. Dans la capitale tokyoïte, il s’en était fallu de peu qu’il agrémente sa victoire d’un nouveau record du monde à 6,19m. A Paris, il se pourrait bien qu’il s’y attaque encore, surtout si la concurrence américaine de Sam Kendricks, forcément revanchard après son forfait aux Jeux pour cause de covid-19, et du médaillé d’argent Christopher Nilsen le pousse dans ses retranchements. Sans oublier que Duplantis n’a fini que 4e à Lausanne jeudi, et il rate rarement deux concours d’affilée. «Cela fait partie du sport que de perdre», a confié l’intéressé vendredi. «J’ai fait plusieurs erreurs, je les ai payés, cela fait du bien parfois de prendre une petite claque pour se remettre les idées à l’endroit.»

Pas de duel Thompson-Herah contre Fraser-Pryce

Triple médaillée d’or à Tokyo (100, 200 et 4×100 m), la Jamaïquaine Elaine Thompson-Herah sera l’attraction féminine du Meeting de Paris. Elle y sera engagée sur 100m, une distance où elle a réalisé au Japon le deuxième meilleur chrono de l’histoire (10 »61). Pour lui donner la réplique, elle pourra compter sur sa compatriote Shericka Jackson, médaillée de bronze aux Jeux de Tokyo (10 »76). Mais hélas pas sur Shelly-Ann Fraser-Pryce qui a déclaré forfait pour le meeting de Ligue de diamant de Paris au lendemain d’une victoire éclatante à Lausanne. L’athlète s’est dite «très fatiguée», ont expliqué les organisateurs. Le public parisien, qui fera son retour pour de l’athlétisme, sera donc privé du duel très attendu entre les deux sprinteuses qui menacent à court terme le record du monde sulfureux de l’Américaine Florence Griffith-Joyner, longtemps réputé imbattable (10 »49 en 1988). À Lausanne, Fraser-Pryce s’était imposée en 10 »60, le 3e meilleur temps de l’histoire, devant Thompson-Herah (10 »64).

Un plateau impressionnant

D’autres étrenneront leur titre olympique à Charléty. Comme la Portoricaine Jasmine Camacho-Quinn au 100m haies (12 »26, 4ème chrono de l’histoire), le Jamaïcain Hansle Parchment au 110m haies (vainqueur du favori américain Grant Holloway), l’Américaine Valarie Allman au disque, l’Indien Neeraj Chopra au javelot (premier champion olympique indien de l’histoire en athlétisme) ou encore le Marocain Soufiane El Bakkali a créé la sensation en dominant les Kenyans sur une distance, le 3.000m steeple, dont ils détenaient tous les titres olympiques depuis Athènes en 2004. Le concours du saut en hauteur féminin proposera au public un remake des Jeux de Rio, avec tout le podium de l’épreuve olympique : la Russe Mariya Lasitskene (2,04m), l’Australienne Nicola McDermott (2,02m), et l’Ukrainienne Yaroslava Mahuchikh (2,00m). Et la reine Allyson Felix sera également de la partie, elle qui est devenue l’athlète la plus médaillée avec ses onze podiums, dont sept titres, le dernier en date sur le 4x400m à Tokyo.

Des Français revanchards

Enfin, après des Jeux ratés, avec une seule médaille pour le décathlonien Kevin Mayer (argent), les Français tenteront de retrouver le sourire à domicile, devant leur public. Ils seront nombreux à rechercher la performance, pour boucler leur saison du bon pied : Pascal Martinot-Lagarde et Aurel Manga, tous les deux finalistes olympiques sur le 110m haies. Le perchiste Renaud Lavillenie qui, malgré différents pépins physiques, sera bien présent avant sans doute de goûter à un repos bien mérité. Gabriel Tual, révélation des Jeux de Tokyo au 800m (7ème), voudra confirmer, tandis que Mélina Robert-Michon, frustrée à Tokyo avec une élimination dès les qualifications, tentera de rebondir lors d’un concours du lancer de disque au plateau d’une très grande qualité.

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