Lens et Bollaert espèrent un décollage à domicile


Depuis son retour en Ligue 1 l’an dernier et encore en ce début de saison, le club nordiste fait plaisir à voir, surtout dans son stade chauffé à blanc. Mais paradoxalement, les Sang et Or connaissent de réelles difficultés à s’imposer chez eux.

Face à Saint-Etienne (2-2), le 15 août, le chaudron lensois a enfin vibré en Ligue 1. Plus de 35.000 supporters ont fait trembler l’édifice artésien, dix ans après la dernière chambrée de ce genre dans l’élite. Une façon de fêter ce retour au plus haut niveau, avec un an de retard en raison de la crise sanitaire et des huis-clos imposés. «Il y avait à fêter le retour en Ligue 1 et la superbe saison dernière de nos joueurs également», confie Norman Noisette, président de la Fédération Lens United. Le public n’a probablement pas été étranger aux deux égalisations signées Ignatius Ganago et Seko Fofana. Un atout de premier choix.

Dimanche face à Lorient (15h00), ils seront encore plus de 33.000, peut-être 35.000, pour assister à un duel d’anciens promus. «Cette pression ne peut être que positive. Tout footballeur rêverait d’être dans ce club et de jouer devant 35.000 personnes tous les week-ends», lance le défenseur Jonathan Gradit. Un nouveau rendez-vous vécu avec «excitation», à l’image des retrouvailles face aux Verts. Et si les affluences supérieures à la barre des 30.000 âmes sont devenues la norme depuis 25 ans, celles du début de saison viennent récompenser et encourager une formation lensoise toujours aussi spectaculaire, généreuse, prolifique et forcément appréciée.

Trois victoires en douze matches à domicile en 2021

Les Sang et Or, quatrièmes du championnat après deux nuls et une victoire, semblent monter en puissance. Ils ont montré les crocs et leurs intentions à Monaco, dimanche dernier (2-0). Un succès mêlant autorité, réalisme et discipline. Ces trois points sont venus confirmer les bonnes dispositions du Racing à l’extérieur, afin de rattraper les unités laissées en route en Artois… Un paradoxe, tant Bollaert devrait représenter une force. En effet, Lens présente un bilan peu reluisant de trois victoires en 12 sorties à domicile depuis janvier dernier. Il pourrait devenir le pire de l’histoire artésienne en cas d’absence de victoire dimanche. Le Covid et les 11 huis clos ayant précédé la réception de l’ASSE ne peuvent être passés sous silence.

Trop friables derrière

«Ce soutien nous a peut-être manqué l’an dernier dans certains moments», reconnaît Gradit. Mais les protégés de Franck Haise semblent encore trop friables chez eux, emportés par leur désir de jouer, de presser et d’attaquer. «Nous jouons pour essayer de marquer le plus de buts, d’être le plus en nombre dans la surface. Nous prenons le risque de nous retrouver en un contre un, créant des espaces pour les adversaires. Ils arrivent donc généralement avec un bloc bas pour nous contrer», analyse Gradit. Le pragmatisme doit donc l’emporter pour un RCL qui a su en faire bon usage en Principauté, malgré l’exclusion de Cheick Doucouré en début de seconde période. Les Artésiens ont su s’arc-bouter une demi-heure devant leur surface, ne touchant le cuir que 19% du temps en seconde période. Le premier clean-sheet de la saison, le deuxième sur les 19 dernières sorties, doit permettre à une défense qui se découvre d’acquérir de la confiance et d’envisager la réception des Merlus avec une once de sérénité supplémentaire. Histoire de finir ce mois d’août sur une note d’excellence.

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