Magnus Carlsen affrontera Ian Nepomniachtchi, à Dubaï


A cause de la pandémie, Magnus Carlsen a pu conserver pendant douze mois supplémentaires la couronne qu’il détient sans interruption depuis 2013.

Les Jeux olympiques de Tokyo n’ont pas été la seule compétition sportive décalée d’un an à cause de la pandémie. Le championnat du monde d’échecs a aussi fait les frais du Covid-19 et Magnus Carlsen a ainsi pu conserver pendant douze mois supplémentaires la couronne qu’il détient sans interruption depuis 2013.

La pause est désormais finie et le Norvégien affrontera le Russe Ian Nepomniachtchi dans un match dont la cérémonie d’ouverture doit se dérouler mercredi 24 novembre, à Dubaï, en marge de l’Exposition universelle qui se tient dans l’émirat depuis le début du mois d’octobre. Les choses sérieuses commenceront vendredi 26 avec la première des quatorze parties prévues au programme.

C’est la quatrième fois que Magnus Carlsen remet son titre en jeu alors que, pour Ian Nepomniachtchi, ce match constitue une première. Ces grands maîtres, nés en 1990 tous les deux, se connaissent bien et depuis longtemps, car ils se sont, à plusieurs reprises, rencontrés dans les catégories « jeunes ».

A cette époque, qui remonte au début du siècle, le Russe, qui a commencé à jouer à l’âge de 4 ans, dominait souvent le Norvégien. « Nepo », comme il est surnommé dans le monde des échecs, l’avait ainsi emporté sur son rival lors de leur première partie, disputée en 2002 lors du championnat d’Europe des moins de 12 ans. Il avait récidivé l’année suivante à l’occasion du championnat du monde des moins de 14 ans.

Etonnamment, Magnus Carlsen, qui domine les échecs mondiaux depuis une décennie, a dû attendre 2019 pour battre Ian Nepomniachtchi pour la première et unique fois en partie classique. Face au champion du monde, le Russe, cinquième mondial au dernier classement établi par la Fédération internationale des échecs (FIDE), est sans doute le seul joueur de l’élite à disposer d’un score assez largement positif (4 victoires, 1 défaite et 8 parties nulles).

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Des résultats pas aussi flamboyants que par le passé

Peut-on pour autant le considérer comme la bête noire de Carlsen ? Et cela lui confère-t-il un avantage psychologique ? Probablement pas. Tout d’abord parce que le Norvégien est considéré comme un Viking au mental d’acier sur l’échiquier, ensuite parce que le résultat de leurs confrontations des cinq dernières années est équilibré : une victoire chacun et six nuls.

En revanche, si jamais le match devait se terminer sur un score égal et se poursuivre par un départage en parties rapides, comme cela a été le cas lors des deux derniers championnats du monde disputés en 2016 et en 2018, Magnus Carlsen bénéficierait d’un avantage certain, tant sa domination dans cet exercice est considérable.

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