tout le sport se vend désormais sur Internet


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Publié aujourd’hui à 12h15, mis à jour à 12h15

Les sommets français sont enneigés. La saison de ski est lancée. Snowleader joue gros. Le spécialiste français de la vente en ligne d’articles de sports de montagne a inauguré, cet automne, un entrepôt au Versoud, à proximité de Grenoble, en Isère. Installés dans une ancienne usine Caterpillar, fermée depuis plusieurs années, ses 7 000 m² rassemblent des racks de surf, des chaussures de randonnée et des casques de ski, dans lesquels les manutentionnaires piochent les articles à expédier.

Une partie des robots composants l'AutoStore, dans l'entrepôt de Snowleader, au Versoud (Isère), le 30 novembre 2021.

A côté, tourne un système automatisé de stockage, l’AutoStore. Son emprise au sol est de 600 m². Mais sa capacité est équivalente à celle de 5 000 m² de racks. Car d’une longueur de 40 mètres, il est composé de 20 000 caisses empilées les unes sur les autres, sur une hauteur de 8 mètres, à la manière d’un jeu de construction. Chacune contient les articles de petite dimension (gourdes, moufles, bonnets, tee-shirts…) proposés à la vente par Snowleader.

Au-dessus, un jeu de rails supporte 16 robots équipés de bras. En sept secondes, leur ballet permet de déplacer les caisses et de libérer celle qui contient l’article vendu. Objectif : expédier, le jour même, toute commande passée avant 18 heures, au lieu de 14 heures actuellement. Snowleader a investi 25 millions d’euros pour ce nouvel entrepôt, dont 10 millions pour se doter de cette technologie norvégienne déjà installée dans un magasin Decathlon, à la Martinique, et chez LDLC, site de vente de produits électroniques.

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Le montant de cet investissement en dit long sur les ambitions de Snowleader. Fondé, en 2008, par Thomas Rouault, un ancien de Nike en France, le distributeur a eu, à ses débuts, pour parangon Au vieux campeur, l’enseigne dont, depuis 1941, les montagnards, randonneurs et autres baroudeurs feuillettent le catalogue pour s’équiper.

En ligne, Snowleader reproduit ce positionnement exhaustif et s’inspire de son art du conseil. Le site vend 425 marques, assigne 40 personnes au conseil en ligne, par téléphone, six jours sur sept, et suggère à ses clients des sorties en raquettes, des randonnées et des séances de fartage, grâce à un magazine diffusé à 700 000 exemplaires. La formule fonctionne.

L’entreprise espère atteindre un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros en 2025, contre 45 millions d’euros en 2021. En 2020, elle a levé 10 millions d’euros pour assurer son développement auprès de 123 Investment Managers, BNP Paribas et Sofimac Régions ; la troisième, après celles de 2008 et de 2012 et un montant cumulé de 3,1 millions d’euros. L’entreprise entend ainsi étendre son réseau de magasins, notamment à Paris, après avoir ouvert à Annecy, à Chamonix (Haute-Savoie) et à Lyon. Mais c’est surtout dans la vente en ligne que M. Rouault veut étendre sa présence en Europe, alors qu’elle est déjà accessible en Suisse, en Belgique, au Royaume-Uni et en Allemagne.

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