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À Rome, Djokovic et Nadal doivent encore monter en puissance avant Roland-Garros

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En l’absence de l’épouvantail Carlos Alcaraz, les deux géants du tennis, en quête de repères, font figure de favoris dans la capitale italienne.

Roland-Garros (22 mai-5 juin), approche à grands pas et Rafael Nadal et Novak Djokovic ont l’occasion, à Rome, de débloquer leur compteur sur terre battue en 2022. Surtout, dans la foulée de Madrid, ils ont une belle opportunité de confirmer leur montée en puissance. Lâché par son corps après un début de saison de rêve (vingt matches, vingt victoires, quatre titres en quatre tournois, dont l’Open d’Australie pour un 21e sacre record en Grand Chelem), le Majorquin victime d’une fracture de fatigue à une côte en finale d’Indian Wells face à Taylor Fritz, a été contrarié dans sa préparation sur sa surface favorite, où il a glané 62 de ses 91 titres. Contraint et forcé, il a rangé les raquettes durant un mois et a repris le chemin de l’entraînement seulement deux semaines avant le Masters 100 madrilène. Il n’a repris ainsi à domicile à Madrid que le 3 mai.

Jamais, le roi de Roland-Garros (13 titres) n’avait lancé aussi tardivement sa saison sur ocre. «Ça a été un coup d’arrêt important, qui est très mal tombé dans la saison», a-t-il lâché avant le tournoi madrilène. Et sans surprise, il n’a pas évolué à son meilleur niveau dans la capitale espagnole. Après avoir dominé en trois manches Miomir Kecmanovic et David Goffin, après avoir écarté quatre balles de match, il s’est «logiquement» incliné en quarts face au phénomène Carlos Alcaraz. Mais le tenant du titre à Rome, déjà sacré à 10 reprises au Foro Italico, s’est rassuré.

Le chantier reste toutefois important, à l’en croire : «Physiquement, je dois améliorer ma vitesse de réaction, je suis conscient que je dois être plus dynamique, avoir une meilleure lecture du jeu, et que mes jambes suivent (…) je dois jouer plus profond, avoir la capacité de tourner plus souvent et plus vite autour de mon revers avec mon coup droit lifté, récupérer de la vitesse. Ça vient avec le temps et les matches.» Et des matches il compte bien en disputer quelques-uns à Rome cette semaine. Après un match pouvant être piège contre le géant John Isner, au deuxième tour, le Majorquin pourrait retrouver sur sa route Goffin, et un certain Djokovic en demi-finale…

Le Serbe, tenant du titre à Roland-Garros, est lui aussi en quête de repères en ce printemps sur terre. Il a lui aussi subi la loi d’Alcaraz à Madrid lors d’une demi-finale sublime de 3 h 30 perdue au jeu décisif de la dernière manche. «C’était un match fantastique, mais je suis déçu de ne pas avoir été capable de saisir ma chance dans le deuxième set. Je n’ai pas su capitaliser quand c’était important», a-t-il regretté. Moins tueur que d’habitude, le Serbe a été moins bon sur les points importants que son jeune adversaire. Un manque de réalisme inhabituel pour le Djoker qui s’est néanmoins rassuré sur le plan physique. Victime d’une étrange maladie (pas le covid 19 selon lui), le non vacciné numéro un mondial s’était incliné d’entrée à Monte-Carlo et avait sombré en finale chez lui à Belgrade, victime d’un coup de pompe et sans énergie dans le set décisif de la dernière manche face à Rublev.

Après un premier trimestre quasiment à l’arrêt marqué par sa rocambolesque expulsion d’Australie, faute de vaccination, Djokovic monte en puissance, lui qui avant la saison sur terre battue, n’avait disputé que 3 matches en 2022 (élimination en quarts de finale à Dubaï). «J’ai joué du très bon tennis, mon meilleur de l’année. Probablement que quand la déception d’avoir perdu sera passée, je retirerai beaucoup de positif de cette semaine», avait-il déclaré à Madrid. Confirmation attendue à Rome, tournoi où il s’est déjà imposé à cinq reprises et ne s’est jamais incliné avant les quarts.

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