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Inattendues étincelles françaises à Roland-Garros

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Léolia Jeanjean, Hugo Gaston et Gilles Simon, en lice jeudi 26 mai, ont fait battre le cœur des Internationaux de France.

Le tennis français redoutait une édition sans éclat après un cru 2021 catastrophique à Roland-Garros. Il n’est pas à l’abri d’un tournoi privé, une nouvelle fois, de joueur en deuxième semaine, mais pourra se réjouir d’avoir assuré le spectacle, déployé de la bonne volonté à tous les endroits des courts et d’avoir soulevé des vivats de jour comme de nuit. En profitant d’étincelles inattendues.

Hugo Gaston, le supplément d’âme

Paris l’inspire, Paris le porte. Hugo Gaston (21 ans, 74mondial) n’avait remporté que quatre matchs en 2022 en se posant sur la ligne de départ de Roland-Garros. Sa confiance était en lambeaux. Son jeu était un puzzle éparpillé. L’atmosphère unique du court a suffi à lui rendre sa raquette magique pour l’aider à distiller le meilleur d’un jeu périlleux, par petites touches, à l’image de ces amorties posées parfois jusqu’à l’excès. En 2019, il avait été l’étincelle d’une édition automnale en raison du Covid-19. Son œil, sa main gauche, son toucher avaient rendu fou Stan Wawrinka au 3tour, avant de faire trembler Dominic Thiem en 8es de finale.

Ce précieux parfum d’audace flottait mardi à la tombée de la nuit dans son 1er tour contre l’Australien Alex De Minaur (tête de série n 19). Porté jusqu’à l’excès par des spectateurs débordant d’enthousiasme, le lutin français, mené 3-0 dans le 5set après avoir regardé passer le quatrième(6-0), a tout renversé jusqu’au jeu décisif. Gaston choisit bien les endroits pour briller. En novembre dernier, le Toulousain avait rallumé la mèche de la passion en dominant Carlos Alcaraz en 8es de finale du Masters 1000 de Paris-Bercy. Le jeune prodige espagnol n’a sûrement pas oublié cette folle soirée. Comme Fabrice Santoro, Hugo Gaston a de la malice et de la magie, le public de Roland-Garros en raffole. Au 2tour, il sera opposé à l’Argentin Pedro Cachin (133 mondial).

Léolia Jeanjean, le plaisir des vendanges tardives

Enfant star, promise aux plus grandes scènes, comparée à Martina Hingis pour sa large palette technique, Léolia Jeanjean a vu son univers bouleversé à la suite d’une blessure (triple luxation de la rotule gauche). Plutôt que de rester au pied du manège pour pleurer à chaudes larmes les rêves envolés, la jeune Française a opté pour un cycle d’études aux États-Unis avec une licence de sociologie, une licence de justice criminelle et un master en finances investissement de patrimoine: «Rien à voir, mais, comme dans ma vie, ça part un peu dans tous les sens…», s’amuse-t-elle.

La boucle sera bouclée quand j’aurai disputé les quatre Grands Chelems et atteint les objectifs que j’avais quand j’étais enfant

Léolia Jeanjean

Le tennis pratiqué en universitaire est revenu lui murmurer: «Relance-toi sur le circuit…» Installée dans la machine à remonter le temps, Léolia Jeanjean (26 ans, 227mondiale) assure, après avoir remporté son premier match en Grand Chelem (contre l’Espagnole Nuria Parrizas Diaz, 45mondiale): «Je n’y aurais pas cru il y a un an (1180 au classement). La boucle sera bouclée quand j’aurai disputé les quatre Grands Chelems et atteint les objectifs que j’avais quand j’étais enfant. Elle rencontre jeudi 26 mai la Tchèque Karolina Pliskova (tête de série n 8).

Léolia Jeanjean (227
e mondiale). Scoop Dyga/Pierre Costabadie/Icon Sport

Gilles Simon, l’éternel marathonien

À 37 ans, Gilles Simon (158mondial) vit sa dernière saison sur le circuit. Conscient du temps qui lui file entre les doigts: «La fin de carrière, c’est difficile, tu ne gagnes plus un match, tu descends, tu vas jouer en Challenger, tu te dis: “Tiens, ça va aller mieux”… Non, tu prends des roustes par le premier qui se présente, parce que les mecs sont très, très forts. Tu sens que tu n’es plus au niveau, que tu fais des efforts, mais il y a des jours où cela va, des jours où cela ne va pas.»

Gilles Simon (158
e mondial). ANNE-CHRISTINE POUJOULAT/AFP

Le Niçois (une victoire sur le circuit principal en 2022 avant Roland-Garros), tenaillé entre la peur du ridicule et une envie débordante de «revoir Gilles Simon une dernière fois, celui qui peut jouer trois heures, quatre heures, qui est courageux, qui va essayer de trouver des solutions, qui va se battre», s’est montré fidèle à sa réputation. Poussé par les bruyants noctambules du court Simonne-Mathieu, Gilles Simon a, de guerre lasse, désarçonné l’Espagnol Pablo Carreno Busta. «C’est irréel.» Il a rendez-vous au 2tour avec l’Américain Steve Johnson (92mondial). Sur le court Philippe-Chatrier.

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