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« Je me sens plus léger dans ma tête », savoure Gilles Simon

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Libéré par l’annonce de sa retraite en fin d’année, le Français porté par l’euphorie d’un 1er tour « irréel » a surmonté sa fatigue pour se débarrasser de l’Américain Johnson. Le voilà, à 37 ans, au 3e tour de Roland-Garros.

Deux jours après un match conclu victorieusement à 1 h du matin contre l’Espagnol Pablo Carreno Busta (tête de série n°16), Gilles Simon est sorti vainqueur de son 2e tour contre l’Américain Steve Johnson 7-5, 6-1, 7-6 (8/6). Le Niçois (37 ans ; 158e mondial) vit sa dernière saison sur le circuit et profite, avec intensité, de chaque moment. Et le public partage avec ferveur les temps forts de son tournoi. Sur le court Philippe Chatrier, à chaud, il a lancé à des spectateurs aux anges : « Merci, c’était fantastique. J’ai eu un énorme stress en entrant et j’ai été mené 3-0, j’avais l’impression d’être nul… J’étais surpris d’avoir fait un tel match il y a deux jours et je n’avais pas envie de faire un match dégueulasse. Je me disais  »il faut que ça vienne ». Et puis, j’ai essayé de gérer mon énergie pour finir. Il y a des moments où on se sent seul dans l’année et là j’avais l’impression que tout le monde était avec moi. Je pense à ma femme et mes enfants, mes quatre hooligans qui ne me voient pas jouer souvent. » En conférence de presse, Gilles Simon a, avec calme mais avec des étoiles dans les yeux, évoqué le plaisir ressenti, avant de laisser son regard se promener vers le 3e tour et une terrible opposition de style contre le Croate Marin Cilic (tête de série n°20). Un joueur qui a souvent réussi au stratège français qui mène 6 victoires à 1 dans leur face-à-face.

1er tour-2e tour, ressemblances et différences : « C’étaient des sensations différentes. Le premier était vraiment spécial. C’était une atmosphère vraiment unique. Et ce n’est possible que quand vous jouez aussi tard, avec des fans qui sont assez fous pour rester aussi tard, pour regarder le match jusqu’à la fin. Donc, c’était vraiment un moment très, très particulier. Aujourd’hui (jeudi), sur le Central, c’était aussi très spécial, parce que le match était différent. J’étais très stressé. C’était plus difficile pour moi de communiquer avec le public. Je pouvais sentir qu’il était là, dès le départ, prêt à m’aider. Mais j’étais plus nerveux, plus impatient, et même parfois, je trouvais qu’il m’embêtait un peu, entre le premier et le deuxième service. Je me disais :  »allez, calme-toi, c’est le dernier Roland-Garros, tu as tellement de chance. d’être ici, profite de chaque instant  ». J’avais un peu le match sous contrôle, pendant 2 sets et demi et je voulais juste garder cela jusqu’à la fin, où je n’avais vraiment plus d’énergie du tout, à la fin. La fin du match était très, très difficile. C’était difficile, mentalement, de terminer et de conclure. Mais à ce moment, j’ai réutilisé la foule, et on a retrouvé une excellente relation sur le court. C’étaient des belles sensations. »

2022, retour d’enfer : « C’est une saison difficile. Mais la pire, c’était celle d’avant. Donc c’était difficile sur le terrain, depuis bien longtemps maintenant – je dirais même, depuis le début de la Covid. Cela a été vraiment très difficile. J’ai décidé que cela allait être le dernier Roland-Garros, parce que c’est comme cela que je l’ai senti dans ma tête, dans mon corps. Je suis sûr à 200 % qu’aucun résultat ne me fera changer d’avis. Peut-être que grâce à cela, et avec la perspective de me donner à 100 % de ce qu’il me reste pour les 6 mois à venir, peut-être que mentalement, le fardeau est moins important, parce que tu te dis que ça va être fini, donc je me sens plus léger dans ma tête. Peut-être que c’est ce qui m’aide à jouer ce tennis ici. »

Le public : « On a toujours un public qui est ultra-respectueux, mais qui est plus chaud, je trouve, qu’avant, plus prêt à y aller, et « vas-y, on y va, on pousse ensemble ». C’est hyperagréable. Évidemment, ça fait tourner des matchs puisque évidemment, c’est important. Mais pour un joueur comme moi, qui a joué dans des ambiances où j’ai fait des Coupes Davis en Argentine, putain, là ce n’est pas l’Argentine encore.«

Et maintenant Cilic : « Il y a un mélange d’excitation et d’inquiétude. C’est vraiment comme cela que je résume, pour moi, ce dernier Roland. J’ai des inquiétudes à beaucoup de niveaux, au niveau de jeu, au niveau physique, au niveau de douleur, ou physique de récupération, de tenir 3 sets, 4 sets, 5 sets etc., de tenir des gros efforts. Mais une excitation, parce que j’ai eu la chance de faire un super match, et un deuxième. Et là, j’ai la chance d’en faire un troisième. Et c’est mon dernier, donc j’ai envie d’en profiter un maximum. J’essaye de gérer, de trouver le bon équilibre là-dedans. »

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