fbpx

Diacre livre sa liste de Bleues, incertitudes limitées

[adinserter block= »1″]

Le temps des choix. La sélectionneuse Corinne Diacre s’apprête à dévoiler l’identité des 23 Bleues retenues pour l’Euro féminin en Angleterre (6-31 juillet), lundi à la mi-journée sur TF1, une liste aux contours largement établis et sans grande surprise attendue. La patronne de l’équipe de France, invitée du 13H, égrènera leurs noms lors du journal télévisé, avant de tenir une conférence de presse à Boulogne-Billancourt depuis les locaux de la chaîne privée, co-diffuseur du tournoi sur les écrans français avec Canal+.

Le suspense demeure très limité autour du groupe tricolore, que Diacre a façonné à sa main depuis plusieurs mois en injectant des jeunes pousses ambitieuses, sous la tutelle des plus expérimentées Wendie Renard, Grace Geyoro, Sandie Toletti, Kadidiatou Diani ou encore Marie-Antoinette Katoto, la buteuse N.1. Il n’y aura «pas de grande surprise», avait-elle d’ailleurs reconnu mi-avril après le dernier match contre la Slovénie au Mans, terminus d’une saison à onze victoires en autant de matches.

Le cas Hamraoui

Le retour de Kheira Hamraoui en février avait relancé les spéculations autour de son avenir en sélection, mais son horizon international s’est bouché depuis dans les grandes largeurs. «C’est vrai qu’aujourd’hui c’est très compliqué au sein du PSG et que, comme vous venez de le dire, elle ne joue plus», a répondu Diacre le 20 mai au cours d’un entretien à l’AFP, réservant toutefois sa décision pour le jour de l’annonce de liste.

La milieu défensive de 32 ans, agressée violemment début novembre par deux inconnus –des faits encore non-élucidés–, s’est brouillée avec plusieurs cadres du vestiaire, notamment Diani et Katoto, qui la suspectent d’avoir orienté les enquêteurs vers leur entourage. Elle ne joue plus avec Paris depuis une altercation à l’entraînement fin avril. Les Bleues vont devoir se passer des services de l’ex-Barcelonaise, au profil unique et à l’expérience indéniable, et cela donne de l’espoir à des plus jeunes, comme la Bordelaise Ella Pallis qui devrait être du voyage en Angleterre. Au même poste, la flamme de l’espoir s’est éteinte aussi pour Amandine Henry, même si la Lyonnaise a tout fait pour l’entretenir sur le terrain.

Un retour chez les Bleues, «tant que je jouerai au foot j’y croirai», a assuré la meilleure joueuse de la finale de la Ligue des champions, remportée le 21 mai contre le Barça. Une cohabitation avec Diacre, qu’elle a publiquement critiquée à l’automne 2020, apparaît cependant impossible. Sa coéquipière Eugénie Le Sommer, meilleure buteuse de l’histoire des Bleues (86 buts) mais rarement titulaire à l’OL, risque également de rester à quai.

26 juin, dernier délai

En attaque, cette configuration bénéficie à Ouleymata Sarr. La joueuse du Paris FC, revenue chez les Bleues en février après un an et demi d’absence, s’y est accrochée en avril après le forfait de Melvine Malard qui, comme elle, devrait être retenue. Avec le forfait de la gardienne Solène Durand, doublure habituelle de Pauline Peyraud-Magnin, la Messine Justine Lerond, joueuse de D2 mais titulaire avec la sélection des moins de 23 ans, part en pole pour chauffer le banc en compagnie de Mylène Chavas.

Diacre va désormais croiser les doigts pour que le choc PSG-OL (0-1) de dimanche ne laisse pas trop de traces. Les Lyonnaises Bacha et Delphine Cascarino ont été remplacées en seconde période comme la Parisienne Katoto, sortie en grimaçant. Diacre a prévu d’établir une liste de réservistes en cas de coup dur. «Ce sera en +off+, un pacte que je passerai avec la joueuse, que j’appellerai personnellement», a-t-elle confié il y a dix jours à l’AFP.

Sa liste des «23» doit être envoyée au plus tard le 26 juin à 23h59. Il sera ensuite possible de remplacer un joueuse jusqu’à 24h00 avant le premier match, en cas de blessure ou de test positif au Covid-19. Les Bleues lanceront leur Euro contre l’Italie le 10 juillet avec l’espoir d’offrir au football féminin français le premier titre de l’histoire, trois semaines plus tard, en finale à Wembley.

Lire la suite
www.lefigaro.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.