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La Rochelle «ne va pas changer parce qu’on a une étoile sur le maillot», insiste Alldritt

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Le troisième-ligne international a prolongé son contrat avec La Rochelle jusqu’en 2026. Avec son président, il a évoqué cette prolongation de contrat et l’avenir du Stade Rochelais, tout frais champion d’Europe.

Son attachement à La Rochelle

Grégory Alldritt : «C’est une fierté de prolonger dans ce club qui est très proche de mes valeurs. C’est ce qui m’avait plu il y a cinq ans quand j’ai choisi ce club : la ferveur, l’humilité, on a toujours été un club humble qui ne s’est jamais pris pour ce qu’il n’est pas. Il y a aussi le fait de jouer pour une ville, pour un département, pour une région. C’est ce qui me permet de me transcender le week-end et qui me donne envie de mouiller le maillot. C’est pour ça que je suis très content de prolonger trois ans de plus.»

Le titre de meilleur joueur qui lui a échappé

Grégory Alldritt : «Ça aurait été chouette, bien sûr. Mais les distinctions personnelles, ce n’est pas l’essence de notre sport. On ne court pas après ça, mais ça fait toujours plaisir de les recevoir. Honnêtement, je suis déjà très content d’avoir ce trophée. J’aurais pu être joueur européen mais Josh van der Flier (Leinster), il ne l’a pas volé son titre. C’est un excellent joueur, il l’a prouvé en faisant un très gros match en finale. Franchement, ce n’est pas un vol…»

Une Coupe partagée avec les supporters

Grégory Alldritt : «Les supporters et les partenaires du club sont tout autant champions d’Europe que moi je le suis. Il mérite aussi d’avoir leurs moments de joie et de bonheur avec cette Coupe. (…) Sur le terrain, à Marseille, c’était énorme. On sortait de deux finales où il y avait le Covid, là on a pris une belle claque. Le stade est magnifique, le public était formidable, il poussait fort derrière nous, c’était peut-être les seuls qui croyaient en nous avant le match. Ils ont vraiment joué leur rôle dans ce match. À fond.»

Se remobiliser pour la fin de saison en Top 14

Grégory Alldritt : «Je ne sais pas si ça va être facile (de se remobiliser). Je vous dirai ça après le week-end. Une chose est sûre, on ne va pas changer parce qu’on a une étoile sur le maillot. On est un groupe avec beaucoup d’humilité. On va retourner au travail et on va travailler encore plus dur pour toujours en vouloir plus. On ne va pas se satisfaire et se prendre pour d’autres parce qu’on a une étoile. (…) Bien sûr que le Top 14, c’est maintenant l’objectif. Ça va être très dur. La route va être compliquée. Mais on est déterminé à aller faire un gros match à Lyon pour commencer.»

Avec le fait d’avoir joué ces deux finales, cela nous a permis de mieux aborder la semaine avant cette dernière finale

Grégory Alldritt

Le changement de statut du Stade Rochelais

Vincent Merling : «J’ai étonné beaucoup de monde en disant que ce titre européen ne changeait rien pour nous. Cela ne va pas changer notre façon de vivre le rugby, de vivre notre club, notre stratégie et nos options. Notre culture et nos valeurs restent les mêmes. Par contre, ce qui va changer terriblement, c’est notre enthousiasme et notre volonté à continuer à construire ce Stade Rochelais et le faire grandir d’année en année. C’est notre volonté depuis toujours et cela restera. Aujourd’hui, cela procure à toute la famille du Stade Rochelais un bonheur immense. C’est un bonheur indescriptible et c’est un cocktail de fierté, de bonheur et de devoir accompli. Mais on reste nous-mêmes avec notre culture stadiste.»

Un club qui grandit vitesse grand V

Vincent Merling : «On grandit ensemble. L’an dernier, quand on a notre billet pour la finale, pour moi, président plus de Pro D2 je dirais, aller au Stade de France, c’était un truc pas possible. C’était un moment extraordinaire. Pour Ronan (O’Gara, le manager), ce n’était pas pareil… Cette année, aller à Marseille, ça ne m’a pas fait le même effet. Par contre, il y a un désir fort porté par les joueurs. Cela s’est traduit à tous les niveaux du club. On est parti à Marseille avec la volonté de gagner cette finale. Il y avait une telle confiance… Aller en finale, ce n’était plus ce que l’on voulait aujourd’hui. C’est comme ça que l’on grandit et qu’on a de l’expérience. Mais on sait d’où l’on vient.»

Que les choses soient claires, je ne suis pas du tout, du tout, favorable à l’arrivée de l’Afrique du Sud dans le championnat d’Europe

Vincent Merling

Le poids des deux défaites en finale l’an dernier

Grégory Alldritt : «J’ai dit au groupe que l’on pense bien à cette image des Toulousains qui soulèvent la Coupe à Twickenham. C’était gravé dans ma tête toute la saison. Il y avait tellement de déception, tellement de rage. On nous avait pris quelque chose et on voulait absolument le retrouver. Après, avec le fait d’avoir joué ces deux finales, cela nous a permis de mieux aborder la semaine avant cette dernière finale. Je sentais que tout le monde était pile poil à sa place et était rentré dans un moule qui était parfait. On a passé une semaine qui était formidable. On était dans les meilleures conditions possibles pour gagner ce match.»

L’arrivée des provinces sud-africaines en Coupe d’Europe

Vincent Merling : «Que les choses soient claires, je ne suis pas du tout, du tout, favorable à l’arrivée de l’Afrique du Sud dans le championnat d’Europe. Maintenant que l’Afrique du Sud participe à la Champions Cup, ce n’est plus la Coupe d’Europe, c’est une réponse favorable que nous offrons au rugby celte qui le souhaitait ardemment. Mais, pour le président du Stade Rochelais que je suis, je ne comprends pas. On est totalement dans une perte d’identité. Vous connaissez les valeurs du club, ce n’est pas du tout dans notre façon de penser. Mais nous serons solidaires avec la Ligue et l’EPCR parce que nous sommes aussi disciplinés.»

Propos recueillis en visioconférence de presse

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