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Toulouse-La Rochelle, un barrage explosif entre champions

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Le  »quart de finale » entre les deux derniers champions d’Europe ce samedi soir s’annonce tellurique. Beaucoup y voient une finale avant l’heure.

Deux trains lancés à toute allure. Sur la même voie. L’impact s’annonce donc tonitruant ce samedi soir à Toulouse en barrage du Top 14 entre deux troupes de choc. Entre les deux derniers champions d’Europe. La saison dernière, le Stade Toulousain a tout raflé. La couronne continentale et le bouclier national. En domptant à chaque fois en finale le Stade Rochelais. Cela suffit amplement à nourrir la détermination des Maritimes, avides de revanche.

Ces deux défaites ont changé le destin des hommes de Ronan O’Gara. Ne plus vivre une telle douleur. Ne plus se contenter des accessits. En dominant la province irlandaise du Leinster en finale de Champions Cup il y a deux semaines, les Rochelais sont entrés dans la cour des grands. Un nouveau statut qui motive. Qui oblige. Pourquoi pas, dès lors, devenir calife à la place du calife en destituant également Toulouse de son titre de champion de France ?

Les Rochelais ont remporté dix de leurs 11 derniers matches. La seule défaite ? Face à Toulouse…

Les Rochelais ont des arguments à faire valoir. Ils maîtrisent désormais les grands rendez-vous. Disposent de joueurs qui n’ont plus rien à envier aux stars toulousaines. Et ils sont dans une dynamique de champion. Dix victoires lors de leurs onze dernières rencontres. Leur seul revers ? Le 30 avril face… au Stade Toulousain. Qui, en début de saison, les avait également battus à domicile. Pour nourrir un peu plus la série noire : six défaites de rang. De quoi enrager un peu plus…

Cela suffira-t-il pour mettre fin au règne toulousain ? Ugo Mola et ses joueurs ont connu une saison agitée. Les doublons, le Covid, les blessures, la sortie du film «Le Stade» ont perturbé leur montée en puissance. Ils ont perdu au passage leur titre européen, éliminé en demi-finale par le Leinster. Le sursaut d’orgueil est attendu. Conserver le bouclier de Brennus conquis en 2019 et 2021 (pas de titre de champion de France décerné en 2020) est devenu leur moteur. Effacer les doutes et les ratés, en finir avec l’irrégularité (4 victoires, 4 défaites, 1 nul depuis début avril), pour, en trois matches, rappeler à tout le monde qui est le boss.

Choc tellurique entre Meafou et Skelton, plus de 2 mètres et 140 kilos HT chacun

La collision entre les deux trains va donc faire du barouf. Les duels le confirment. Cyril Baille face à Uini Atonio en première ligne. Un affrontement de colosses entre le franco-australien Emmanuel Meafou et l’Australien Will Skelton, plus de 2 mètres et 140 kilos HT chacun ! Anthony Jelonch va batailler avec Grégory Alldritt. Qui de Pita Ahki ou Levani Botia ouvrira le plus de brèches ? Thomas Ramos ou Brice Dulin pour s’illustrer dans les relances ? Lebel et Mallia ou la déferlante sud-africaine (Rhule, Leyds) aux ailes ? L’aisance toulousaine ou la rudesse rochelaise ?

Côté toulousain, on préfère la jouer profil bas. Se mettre dans les crampons de l’outsider. «Il va falloir s’accrocher, prévient Julien Marchand. La Rochelle est une équipe qui a toujours été dangereuse. Et ça ne date pas d’aujourd’hui. Chaque fois qu’on les a joués, on a toujours souffert et on s’attend encore à souffrir…» Un peu plus encore certainement cette fois.

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