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Carrefour rejoint le cercle des partenaires premium des Jeux olympiques et paralympiques

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Tony Estanguet, le président du comité d’organisation de Paris 2024, le 28 avril, au vélodrome national de Saint-Quentin-en-Yvelines.

Une bouffée d’air pour Paris 2024. Mercredi 22 juin, la signature de Carrefour comme partenaire premium – le plus haut rang des sponsors – des Jeux olympiques et paralympiques de Paris a soulagé les équipes commerciales du comité d’organisation (Cojop), tant les candidats prêts à débourser plusieurs dizaines de millions d’euros ne se bousculaient pas ces derniers mois.

Alexandre Bompard, le PDG du géant français de la distribution alimentaire, et Tony Estanguet, le patron du Cojop, en ont fait l’annonce à l’hypermarché Carrefour de Drancy, le plus grand de Seine-Saint-Denis, département au cœur du projet olympique. Les négociations entre les deux parties, lancées il y a plus de deux ans, avaient été retardées par le Covid-19.

« Avec son ancrage populaire, ses 5 000 magasins en France et son logo bleu-blanc-rouge, le groupe veut contribuer au succès de cette grande fête du sport. C’est une grande fierté pour les 150 000 personnes qui travaillent en France sous la bannière Carrefour de participer à cette aventure », s’est réjoui Alexandre Bompard, cité dans un communiqué. Tony Estanguet a, lui, mis en avant « l’engagement pour une alimentation saine et durable » du groupe français qui « partage nos valeurs et notre volonté de laisser un héritage utile à la société ».

Concrètement, Carrefour fournira, outre un apport en cash – « majoritaire », insiste-t-on, côté Cojop –, les produits frais et bio (fruits, légumes, produits céréaliers, viande, poisson et fruits de mer) qui serviront à préparer les repas des athlètes au village olympique. Si le montant du partenariat conclu n’est pas connu – le Cojop se refuse à donner des chiffres –, le ticket d’entrée pour un sponsor premium est estimé entre 100 millions et 140 millions d’euros.

Le dernier partenariat premium remontait à près d’un an

L’annonce de Carrefour intervient opportunément la veille du bureau exécutif de Paris 2024, lors duquel doivent être abordés devant les parties prenantes des JO (Etat, collectivités territoriales, mouvement sportif, etc.) les derniers changements dans la carte des sites olympiques, un point d’étape sur les recettes de partenariat ou encore la révision pluriannuelle budgétaire de la fin d’année.

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Le dernier partenariat premium de Paris 2024 remontait à près d’un an, avec la signature en juillet 2021 du groupe pharmaceutique Sanofi. Cette attente laissait craindre l’impossibilité pour les organisateurs des Jeux de parvenir à leur objectif de 1,088 milliard d’euros de partenariats domestiques. « Un objectif réaliste » annoncé lors de la candidature de Paris, devenu « un véritable défi », se plaisait à rappeler, ces derniers mois, Tony Estanguet.

Fin 2021, le Cojop assurait avoir sécurisé quelque 715 millions d’euros. Avec l’apport du géant de la grande distribution alimentaire, Paris 2024 s’approche du cap des 80 % du milliard escompté qu’il s’est fixé pour la fin de l’année. « En chercher un autre [partenaire] de rang 1 serait bien », avance-t-on à Pulse, le siège du comité d’organisation à Saint-Denis. « Je pense qu’on va y arriver, je n’ai jamais eu de doute sur notre capacité à y arriver », positive Tony Estanguet.

Le contexte inflationniste attisé par la guerre en Ukraine ne semble, pour l’instant, pas contrarier les plans des organisateurs : un grand groupe du luxe est pressenti pour rejoindre le cercle des principaux sponsors ; il attendrait seulement le moment opportun pour en faire l’annonce.

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