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une facture finale deux fois plus élevée que prévu

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Un volontaire japonais, lors des Jeux olympiques de Tokyo, en juillet 2021.

Malmenés par la pandémie de Covid-19 et plombés par une série de scandales, les Jeux olympiques et paralympiques de Tokyo, organisés malgré une vive opposition des Japonais, affichent un sombre bilan financier. Officiellement établie à 1 423,8 milliards de yens (plus 10 milliards d’euros) le 21 juin par le comité d’organisation Tokyo 2020, la facture finale de l’événement organisé au cœur du torride été 2021 atteint le double de l’estimation initiale, dont 55 % sont à la charge des contribuables japonais.

Sans surprise, les finances ont souffert du report d’un an, à cause du coronavirus, des épreuves olympiques initialement prévues pour l’été 2020. Les mesures de prévention du Covid-19, comme le dépistage des athlètes, ont coûté 246 millions d’euros.

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A cela se sont ajoutés des dépassements de coûts. Le Stade national, enceinte notamment des cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux, a coûté 1,1 milliard d’euros, soit 190 millions de plus que prévu. L’absence de spectateurs imposée pour des raisons sanitaires a privé les organisateurs de 632 millions d’euros escomptés de la vente de billets.

Côté recettes, les organisateurs ont pu compter sur un soutien record des partenaires nippons (2,6 milliards d’euros). Par ailleurs, ils ont perçu 351 millions d’euros des assurances pour le report des compétitions, ou encore 611 millions d’euros de contribution du Comité international olympique (CIO).

Au final, la facture apparaît légèrement réduite par rapport à l’estimation de décembre 2020, qui tablait sur des dépenses à 11,9 milliards d’euros. Tokyo 2020 a pris en charge 4,5 milliards d’euros du total des coûts. Le reste se partage entre la ville de Tokyo, à hauteur de 4,2 milliards d’euros et le gouvernement central (1,3 milliard).

Scandales à répétition

L’annonce du bilan a été peu couverte par les médias nippons. La question pourrait toutefois avoir des conséquences politiques. « Une grande partie des fonds utilisés émanent des contribuables, mais le bilan ne donne aucun détail sur les dépenses », regrette Kiyoshi Abe, de l’université Kwansei Gakuin. Egalement auteur de La sociologie des JO de Tokyo : crise et célébration dans le Japon de 2020 (Commons, 2020, non traduit), le chercheur déplore aussi l’absence d’explication sur ce que les JO de Tokyo, organisés en pleine pandémie, ont réellement apporté à la société.

« La ville de Tokyo va devoir évaluer précisément ses dépenses et fournir une explication claire aux habitants de la capitale comme du pays », renchérit Naofumi Masumoto, spécialiste des études olympiques à l’Université métropolitaine de Tokyo.

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