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L’Arabie saoudite va devenir deuxième actionnaire d’Aston Martin

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Le constructeur de voitures de luxe Aston Martin Lagonda a annoncé vendredi une augmentation de capital de 653 millions de livres (770 millions d’euros) à l’issue de laquelle le fonds souverain saoudien Public Investment Fund (PIF) deviendra son deuxième actionnaire. Jusqu’à la moitié de cette entrée d’argent frais sera utilisée pour «désendetter de façon significative» le groupe, a annoncé le constructeur pour calmer les récentes inquiétudes du marché sur ses finances.

Sa dette nette était de 957 millions de livres au 31 mars, en hausse d’un tiers sur un an. Le reste permettra notamment de soutenir l’investissement «dans un environnement opérationnel qui reste difficile, impacté par la guerre en Ukraine, les confinements liées au Covid-19 en Chine et les perturbations persistantes des chaînes d’approvisionnement», a ajouté le groupe dans un communiqué.

Les investisseurs applaudissaient vendredi et le titre bondissait de 20,66% à 448 pence vers 10H00 GMT à Londres – mais il reste en baisse de plus de 65% depuis le début de l’année. Sauvée de la faillite début 2020 par le milliardaire canadien Lawrence Stroll, son premier actionnaire devenu président exécutif, la marque préférée de James Bond cherche désormais à évoluer encore davantage vers le luxe et à amorcer le virage vers l’électrification.

Une somme de 335 millions de livres sur le total de l’augmentation de capital sera apportée par le PIF, le Yew Tree Consortium – un groupe d’investisseurs dirigé par Lawrence Stroll – ainsi que Mercedes-Benz AG. Le fonds souverain saoudien investira à lui seul 78 millions et détiendra à l’issue de l’opération à peu près 16,7% du capital. Yew Tree en conservera environ 18,3%.

Aston Martin annonce aussi avoir rejeté une offre concurrente du fonds européen Investindustrial et du constructeur chinois Geely sur un placement ferme de 203 millions de livres en capital, suivi d’une émission ultérieure de 1,1 milliard. La proposition «surestimait nettement les nouveaux besoins en fonds propres de la société», a fait valoir Aston Martin, qui considérait en outre «qu’il s’agissait d’une tentative (…) d’acquérir une position de contrôle et potentiellement majoritaire».

Aston Martin a accumulé les déconvenues depuis son entrée ratée en Bourse à Londres fin 2018. Le constructeur avait annoncé en mai le départ de son directeur général, Tobias Moers, remplacé par l’ancien patron de Ferrari, Amedeo Felisa, alors que sa perte s’était creusée au premier trimestre. Aston Martin Lagonda, qui reste à la traîne pour l’électrification de ses modèles, avait cependant divisé ses pertes par deux en 2021, porté par une forte accélération des ventes avec la levée des restrictions liées à la pandémie.


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