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pour les Bleues, tout s’effondre-t-il avec le forfait de Katoto ?

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Ouleymata Sarr OLI SCARFF / AFP

ANALYSE – Après un début de compétition parfait, l’équipe de France doit composer sans sa principale buteuse. Une absence qui pourrait peser très lourd dans le résultat final.

Deux matches, deux victoires dont une démonstration de force face à l’Italie (5-1), une qualification pour les quarts de finale validée avant même le dernier match du Groupe D contre l’Islande lundi prochain, et en cerise sur le gâteau une première place entérinée dès le coup de sifflet final contre la Belgique jeudi soir (2-1). Quelque part, tout allait trop bien pour l’équipe de France à Roterham. Ce vendredi, si besoin était, les Bleues sont redescendues sur terre. Lourdement. Désormais orphelines de leur avant-centre et tête de gondole médiatique, Marie-Antoinette Katoto, buteuse face à l’Italie pour son premier match dans une grande compétition internationale.

Touchée au genou droit dès le premier quart d’heure face à la Belgique sur une action anodine – un simple appel en profondeur immédiatement stoppé en raison d’une douleur aussi vive que soudaine –, la Parisienne souffre d’une rupture du ligament antérieur et son ménisque est fissuré. Elle avait été touchée à ce même genou lors de l’entraînement de veille de match, après un choc avec Eve Perisset. Mais Corinne Diacre avait écarté toute relation de cause à effet entre ces deux impairs. Quelque part, qu’importe. Pour la sélectionneuse, se pose désormais cette question : comment maintenir l’ambition de décrocher un premier grand titre international même sans Katoto ?

Pas d’appel à une remplaçante possible

Une certitude déjà, d’un point de vue réglementaire. Le premier match ayant eu lieu, la Parisienne ne peut plus être remplacée numériquement puisque l’UEFA autorise seulement le remplacement d’une gardienne «en cas de blessure ou de maladie grave.» Mais pas une joueuse de champ. Les fans d’Eugénie Le Sommer peuvent donc oublier leur rêve de voir Diacre rappeler l’attaquante de l’OL Reign, basé dans l’Etat de Washington. En fait, au vu de sa liste de 23, la sélectionneuse n’aura pas l’embarras du choix puisqu’elle dispose que d’une seule numéro 9 sur le banc, Ouleymata Sarr, qui a remplacé Katoto face à la Belgique. Si Diacre souhaite faire du poste pour poste, la joueuse du Paris FC constitue la seule et unique solution à sa disposition.

Le manque de vécu de Sarr

Mais les 70 minutes observées face à la Belgique n’incitent pas à un fol optimisme quant à la capacité de Sarr de compenser l’absence de Katoto. Même si elle est plus âgée, du haut de ses 26 ans contre 23 seulement à la joueuse du PSG, elle n’a pas la même expérience du haut niveau international, elle qui n’a plus joué un match de Ligue des Champions depuis cinq ans. En équipe de France, elle compte 19 sélections, mais seulement quatre titularisations et cinq buts marqués. Dont deux en préparation contre le Cameroun (4-0), pas vraiment une référence sur le plan mondial. Surtout, au-delà d’une efficacité moindre devant le but adverse que Katoto, Sarr n’a pas les mêmes qualités non plus dans le jeu, notamment dans sa capacité à servir de point de fixation, une force redoutable de la joueuse du PSG, ou dans sa complémentarité avec Kadidiatou Diani.

Un axe délaissé, des côtés blindés

Face à la Belgique, la sortie de Katoto a coïncidé avec une perte d’influence de Diani et de Delphine Cascarino. Comme si, privées de leur phare au centre, les deux feux follets avaient perdu leurs ailes. Le match contre l’Islande lundi devrait permettre à Sarr de peaufiner cela, même si rien ne dit que Diani ou Cascarino commenceront un match sans enjeu. Après, en pleine compétition, Corinne Diacre peut-elle être tentée de changer de schéma tactique ou de se lancer dans des expérimentations. Si elle manque de solutions axiales en attaque, ce n’est pas le cas sur les côtés avec Melvine Malard, Sandy Baltimore ou encore Clara Matéo, dont la polyvalence est précieuse. La sélectionneuse française pourrait-elle opter pour un trio offensif sans véritable numéro 9 ? Possible, mais peu probable. Ce qui est certain, c’est que le forfait de Katoto laisse un immense vide. Et évidemment, il vaudrait mieux mettre Ouleymata Sarr dans une bulle car un test positif au Covid-19 ou une blessure serait un cauchemar pour l’équipe de France.

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