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Vingegaard-Pogacar, un duel sous haute tension dans les Pyrénées

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Jonas Vingegaard et Tadej Pogacar lors de l’arrivée de la 14e étape du Tour de France à Mende. CHRISTIAN HARTMANN/REUTERS

Avant le triptyque pyrénéen qui démarre ce mardi, le Danois a toujours 2’22” d’avance sur le double tenant du titre.

Envoyé spécial à Carcassonne

Une affaire d’hommes. Comme le film de Nicolas Ribowski. Au pied des Pyrénées, un Tour écrasé par la chaleur, nerveux, indomptable, voit les obstacles se dresser. Le triptyque pyrénéen (entre Carcassonne et Foix, hérissé du port de Lers et du Mur de Péguère, mardi, avant les arrivées au sommet de Peyragudes mercredi, puis de Hautacam ce jeudi) va proposer au Danois Jonas Vingegaard et au Slovène Tadej Pogacar un décor de rêve et des terrains propices pour en découdre.

Tour à tour, Tadej Pogacar (Maillot jaune durant quatre jours, après la 6e étape) puis Jonas Vingegaard (leader après avoir déshabillé son rival au soir d’une étape de légende posée au sommet du Granon, 11étape) ont donné l’impression d’avoir étranglé le suspense. Avant de se retrouver fragilisés. Par la perte de deux équipiers (testés positifs au Covid-19 dans l’équipe UAE Team Emirates de Pogacar ; blessés au sein de la formation Jumbo-Visma du côté de Vingegaard). Et des épisodes éprouvants. Jonas Vingegaard, qui avait failli tout perdre sur les pavés de la 5e étape (victime d’un incident mécanique, il avait été contraint de changer de vélo à deux reprises), est tombé dimanche lors de la 15e, arrivant à Carcassonne. S’il ne déplore que quelques estafilades sur le côté gauche, l’épisode a pu fissurer sa confiance d’airain et laisser le doute se faufiler sous un casque qui bout depuis de longues journées accompagnées par une chaleur accablante.

Un duel indécis

Tadej Pogacar, après avoir évité une chute (2étape) et s’être, sans mal, heurté à une barrière, a connu une panne sèche (quand il a perdu 2’51” dans le col du Granon). Le Tour avance. Encombré de la menace du Covid et des chutes. Sublimé par un duel indécis. «Personne ne peut rivaliser avec eux. Les trois dernières étapes de montagne, ça va être la lutte finale au classement général, donc on peut s’attendre à du mouvement. Ça va être explosif», annonce Romain Bardet (4e, à 3’01” du leader).

À la sortie des Pyrénées, si le mano a mano s’éternise, les duellistes en découdront lors du contre-la-montre tracé entre Lacapelle-Marival et Rocamadour (40,7 km), samedi, la veille du défilé sur les Champs-Élysées. La dernière fois qu’un contre-la-montre a été décisif sur le Tour de France, c’était en 2020. Sur les 36 km conduisant à la Planche des Belles Filles, Primoz Roglic (Jumbo-Visma), parti avec 57” d’avance, avait vu la lumière s’éteindre pour aller accompagner le destin d’un jeune prodige nommé Tadej Pogacar. Le Slovène sait comment faire pour tourmenter un rival. Le Tour est prêt à vivre une pièce en cinq actes dans laquelle les coups de théâtre sont attendus…

16étape: Carcassonne-Foix (178,5 km).

Classement général: 1. Vingegaard (Dan/Jumbo) 59 h 58’ 28” ; 2. Pogacar (Slo/UAE) à 2’ 22’’ ; 3. Thomas (G-B/INE) 2’ 43’’ ; 4. Bardet (Fra/DSM) 3’ 1’’ ; 5. Yates (G-B/INE) 4’ 6’’ ; 6. Quintana (Col/ARK) 4’ 15’’ ; 7. Meintjes (Afs/INT) 4’ 24’’ ; 8. Gaudu (Fra/GFJ) 4’ 24’’ ; 9. Pidcock (G-B/INE) 8’ 49’’ ; 10. Mas (Esp/MOV) 9’ 58’’…

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