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Les Jeux olympiques, enjeux politiques pour Emmanuel Macron et Anne Hidalgo

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Le président français Emmanuel Macron,  à Crolles, en Isère, le 12 juillet 2022.

Les Jeux olympiques (JO) de 2024 seront peut-être la seule bouffée d’oxygène du second quinquennat d’Emmanuel Macron, placé d’emblée sous tension. Peut-être : c’est le mot-clé. Beaucoup reste à faire, en effet, avant le 26 juillet 2024. Le fiasco du Stade de France, lors de la finale de la Ligue des champions le 28 mai, l’a rappelé. « Sur une manifestation aussi énorme, ils jouent tous très gros », considère le politiste Bruno Cautrès, chercheur au Centre national de la recherche scientifique et au Cevipof.

Le président de la République ne prend pas à la légère le symbolique retour, après un siècle, des Jeux d’été dans la capitale. En déplacement dans les Pyrénées, jeudi 21 juillet, il doit visiter un « centre de préparation aux Jeux » consacré à l’escalade. Lundi 25 juillet, il fera le point avec la première ministre, Elisabeth Borne, et les ministres chargés d’organiser cet événement qui rassemblera 14 000 athlètes et accompagnants de 206 pays, 25 000 journalistes, 9 millions de spectateurs et 4 milliards de téléspectateurs. Le préfet de la région Ile-de-France, celui de Paris et le délégué interministériel aux JO seront également présents.

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Mais pas les collectivités locales, qui s’en plaignent. « Nous en avons été chagrinés », confie-t-on au sein de l’exécutif de l’une d’elles, en supputant que l’Elysée entend « reprendre la main » sur le dossier, afin d’affirmer son rôle de « tête de gondole ». A la région Ile-de-France, l’entourage de la présidente Valérie Pécresse rappelle que les régions ont été « ignorées en pleine crise du Covid-19 alors qu’elles ont été sur le pont ».

Pourtant, « si les JO sont réussis, il y aura une dimension d’accomplissement pour Anne Hidalgo autant que pour Emmanuel Macron. Mais, dans le cas contraire, ce sera l’échec pour tout le monde », met en garde Emmanuel Grégoire, premier adjoint de la maire socialiste de Paris. Le chef de l’Etat ne pourra pas se représenter en 2027, puisque la Constitution interdit plus de deux mandats consécutifs.

Pousser certains dossiers

En 2024, les Jeux et les élections régionales marqueront la césure du quinquennat. « Emmanuel Macron sera pratiquement à mi-mandat, souligne Bruno Cautrès. Tout le monde, alors, cherchera à identifier son successeur. Des JO réussis seraient une bouffée d’air pur pour lui ; sur un thème, l’international, où il est plutôt à l’aise. » Engagé sur le dossier dès le premier jour de sa présidence, puisqu’il avait rencontré le Comité international olympique le jour de son investiture, en mai 2017, le chef de l’Etat voit dans l’organisation des Jeux olympiques une occasion de mettre en valeur les atouts du pays – autant que les siens.

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