fbpx

des Oranje en quête de certitudes

[adinserter block= »1″]

L’équipe néerlandaise de foot féminin après son match contre la Suède (1-1), le 9 juillet 2021 à Sheffield (Angleterre).

A Rotherham, près de Sheffield, la métallurgie a longtemps fait vivre la ville, et le New York Stadium est construit sur le site d’une ancienne fonderie. Samedi 23 juillet, c’est bien d’un mental d’acier que les Bleues de Corinne Diacre auront besoin en quarts de finale de l’Euro. La tâche ne s’annonce pas facile face à des Néerlandaises tenantes du titre continental et finalistes du Mondial 2019. Même si les Oranje maîtrisent moins leur sujet depuis le début du tournoi en Angleterre, avec un match nul inaugural face à la Suède (1-1), suivi d’un succès laborieux face au Portugal (3-2) et d’une qualification arrachée dans les dernières minutes du match contre la Suisse (4-1), la prudence est de mise.

« Elles ont l’habitude des grands rendez-vous et ont l’expérience d’avoir gagné un titre », relève Olivier Echouafni, qui était sélectionneur français lors de l’Euro 2017. Dix des vingt-trois championnes d’Europe sont encore présentes pour cet Euro. Et si l’effectif a été remodelé, les joueuses actuelles n’en demeurent pas moins dangereuses. Parmi elles figure Vivianne Miedema, meilleure buteuse de l’histoire de la sélection à seulement 26 ans (94 buts), de retour pour ces quarts de finale après avoir été testée positive au Covid le 12 juillet.

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Euro féminin de football : Vivianne Miedema, buteuse prolifique sur le terrain, engagée en dehors

Un milieu de terrain puissant

Les « Lionnes orange » peuvent aussi compter sur un puissant milieu de terrain, avec comme métronome Sherida Spitse, 32 ans et plus de 200 sélections. « Le milieu est la force majeure de l’équipe. Elles évoluent ensemble depuis longtemps, ce qui donne une certaine stabilité, avec également Jackie Groenen, qui récupère un nombre important de ballons », note la défenseuse néerlandaise Anouk Dekker, championne d’Europe en 2017 mais non sélectionnée cette année.

Ces qualités dans l’entre-jeu sont perceptibles dès les catégories jeunes. « Ce sont des équipes très joueuses, bien organisées, avec souvent un bon milieu, une bonne meneuse et une bonne attaquante », note l’entraîneur Gilles Eyquem, qui a souvent affronté les Pays-Bas avec l’équipe de France des moins de 19 ans.

Pour Anouk Dekker, un autre point fort des Néerlandaises se situe au niveau des coups de pied arrêtés : « Avec Sherida Spitse à la baguette qui peut déposer le ballon sur la joueuse libre, ce secteur provoque des occasions et leur permet de régulièrement marquer des buts. » Les Néerlandaises ont inscrit quatre de leurs huit buts à l’Euro sur coup franc ou corner. « Ce sera un secteur de jeu à surveiller de très près pour la France, par moments en difficulté au niveau du marquage », souligne Olivier Echouafni.

Même si 12 des 23 joueuses retenues pour l’Euro évoluent au sein du championnat des Pays-Bas et manquent d’expérience internationale, ce sont deux jeunes joueuses qui ont ouvert la route des quarts de finale. Entrées en jeu en seconde période, alors que le score était à parité (1-1) lors du dernier match de poules face à la Suisse, Victoria Pelova (23 ans) et Romée Leuchter (21 ans) ont sorti leurs coéquipières d’un mauvais pas. Les deux joueuses de l’Ajax Amsterdam ont fait basculer le match dans les dix dernières minutes, en inscrivant trois buts.

Succès attendu dans la bataille des tribunes

La gardienne néerlandaise Sari Van Veenendaal quitte la pelouse du Bramall Lane de Sheffield, après sa blessure à l’épaule lors de Pays-Bas - Suède (1-1), le 9 juillet 2022.

Pour autant, les coups du sort semblent s’acharner sur les Pays-Bas depuis le début de la compétition et l’entraîneur Mark Parsons doit composer avec l’absence d’un certain nombre de joueuses-clés. La gardienne Sari van Veenendaal s’est ainsi blessée à l’épaule dès le premier match, suivie par l’ailière Lieke Martens, nouvelle recrue du Paris-Saint-Germain et sacrée meilleure joueuse de l’Euro 2017, qui a déclaré forfait en raison d’une blessure au pied face à la Suisse.

Si Vivianne Miedema devrait être apte pour le quart de finale, difficile de savoir si elle sera en pleine possession de ses moyens après avoir été clouée au lit par le Covid, avec des symptômes assez forts. Lors d’un entraînement, mercredi, la no 9 et capitaine a été contrainte, faute d’énergie, de s’alimenter entre deux exercices.

Lire aussi : Euro féminin de football 2022 : en Angleterre, un succès populaire contrasté

« Si elle ne joue pas, l’équipe perd celle qui peut marquer et prendre les initiatives offensives », relève Anouk Dekker, tout en soulignant qu’une éventuelle absence « pourrait donner une bonne opportunité à une joueuse moins connue par l’adversaire et créer un effet de surprise ».

Si l’effectif néerlandais s’avance vers ce quart de finale avec peu de repères sur le terrain, il pourrait toutefois en trouver dans les tribunes grâce à ses supporteurs. Venus en masse lors du premier tour – près de 2 500 billets vendus à chaque rencontre –, les Oranje remporteront à coup sûr la bataille des gradins, même s’ils seront un peu moins nombreux à Rotherham : on en attend 600 seulement.

Lire la suite
www.lemonde.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.