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Oranges dépréciées, efficacité recherchée et arrière influente

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A l’affiche : France – Pays-Bas

Les Françaises célèbrent leur second but face à la Belgique (2-1) le 14 juillet, synonyme de qualification en quart de finale de l’Euro.

Les Bleues contre les Oranges, ou, pour parler chiffres, la 3e nation au classement FIFA face à la 4e. Ce dernier quart de finale de l’Euro féminin de football – qui aura lieu samedi 23 juillet à Rotherham, où l’équipe de France a déjà joué ses trois précédents matchs – s’annonce aussi disputé qu’incertain.

Les Néerlandaises, qui ont fini à la deuxième place de leur groupe en phase de poules, ont été chahutées. Entre les pertes de certains cadres sur blessures (la gardienne Sari van Veenendaal et l’attaquante Lieke Martens) et les infections au Covid-19 (la meilleure buteuse Vivianne Miedema et la milieu de terrain Jackie Groenen), les championnes d’Europe en titre ont joué de malchance.

Sur le terrain, leurs trois premiers matchs n’ont pas été étincelants : un match nul face à la Suède (1-1), suivi d’un succès laborieux face au Portugal (3-2) et d’une qualification arrachée dans les dernières minutes contre la Suisse (4-1).

La sélectionneuse des Bleues, Corinne Diacre, a, elle, prévenu ses troupes après le match nul face à l’Islande (1-1), lundi : « Il faudra être plus efficaces. » Lors de leurs deux derniers matchs, les Françaises ont en effet tiré trente-neuf fois au but, pour seulement trois réalisations. Invaincues depuis le 10 juin 2021, les Bleues tenteront, samedi, de briser leur malédiction : passer enfin le cap des quarts de finale dans une compétition internationale.

Euro star : Sakina Karchaoui

Sakina Karchaoui lors du match opposant la France et les Pays-Bas (3-0) au Havre, le 22 février 2022.

Que ce soit en club, sous le maillot du PSG, ou en sélection, tunique bleue sur les épaules, Sakina Karchaoui est l’archétype de l’arrière gauche moderne : solide en défense, mais tout aussi à l’aise, et, surtout, influente dès lors qu’il faut se porter à l’attaque sur son côté du terrain.

Ce début d’Euro l’a démontré. Les percussions offensives de la native des Bouches-du-Rhône ont porté leurs fruits contre l’Italie (c’est elle qui ouvre la voie au but de Delphine Cascarino), ou encore face à la Belgique (un ballon déposé sur la tête de Kadidiatou Diani).

Son regret à ce stade ? Ne pas avoir encore marqué avec l’équipe de France, malgré ses cinquante sélections. La défenseure, d’habitude peu intéressée par le but, sort pourtant de sa saison la plus prolifique, avec quatre buts inscrits avec le Paris-Saint-Germain. De quoi surprendre les Néerlandaises et ouvrir son compteur samedi ?

Reprise de volée : sélectionneur ou promoteur de spectacle ?

Les supporters néerlandais étaient présents en nombre pour soutenir leur sélection face au Portugal, le 13 juillet.

« Tout le monde pense que la France va gagner ce match, et que nous ne sommes là que pour aider à vendre des tickets. »

La déclaration, pleine d’humour, est celle du sélectionneur des Pays-Bas, Mark Parsons, capté par L’Equipe lors de l’entraînement des Néerlandaises mercredi 19 juillet. Le Britannique fait ici référence à la vague de supporteurs orange qui s’abat sur chaque stade visité par ses joueuses, ainsi qu’au statut de favorites accordé aux Françaises.

Bien que Vivianne Miedema soit sortie de l’isolement où elle était placée depuis le 12 juillet, Mark Parsons n’a pas confirmé sa présence face à la France samedi. Mais il ne s’est pas pour autant montré pessimiste quant à l’issue du match : « On va essayer d’utiliser nos forces et nos qualités au maximum, et on verra ce qui va se passer. »

Dans le rétro : la Suède bat la Belgique 1 à 0.

Elles ont été patientes, et ont finalement été récompensées. Pourtant largement favorites face à la Belgique, les Suédoises ont connu d’immenses difficultés à faire sauter le verrou des Red Flames, vendredi en quart de finale de l’Euro féminin de football. Dominatrices de bout en bout, 34 tirs à trois, les joueuses suédoises ont buté pendant plus de 90 minutes sur la gardienne belge Nicky Evrard qui a tout arrêté sauf la dernière frappe du match dans le temps additionnel (90e + 2). Un but libérateur signé de la défenseure Linda Sembrant après un ultime corner mal repoussé par la défense adverse. Les vice-championnes olympiques affronteront l’Angleterre, mardi prochain à Sheffield, pour une place en finale.

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