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une « réunion de chantier » supervisée par Emmanuel Macron

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Les Jeux olympiques (JO) à Paris, c’est dans deux ans (26 juillet-11 août 2024). Encore loin ? Sans doute. Mais un certain nombre de sujets sensibles – et lourds – liés à l’organisation de cet événement sont à régler dans les semaines et mois qui viennent. A commencer par la maîtrise du coût de l’événement, les JO passés ayant toujours donné lieu à des dérives budgétaires, ou encore les défis sécuritaires, après l’alerte provoquée par le fiasco de l’organisation de la finale de Ligue des champions de football au Stade France, le 28 mai.

Ces deux dossiers seront au cœur de la réunion convoquée, lundi 25 juillet, par le président de la République Emmanuel Macron. Une « réunion de chantier » pour « faire un point d’étape, et éventuellement de marquer les points de fragilité », selon l’Elysée, où l’on souligne que le président veut montrer que les JO sont une priorité de ce début de quinquennat et que rien ne doit être laissé au hasard.

Rien n’a filtré de ce qui pourrait accoucher de cette réunion qui, initialement, devait rassembler tous les acteurs du dossier et à laquelle, finalement, n’ont été conviés qu’une dizaine de ministres (dont ceux de l’économie, l’intérieur, la défense, l’éducation nationale, les sports) et des représentants des services de l’Etat concernés.

La « définition plus précise des besoins sécuritaires devient urgente »

Les participants évoqueront forcément un rapport provisoire de la Cour des comptes, qui estime que la « définition plus précise des besoins sécuritaires devient urgente », selon les éléments dévoilés, mercredi 20 juillet, par l’hebdomadaire Le Canard Enchaîné, et dont l’AFP a également eu connaissance.

Sécurisation de la cérémonie d’ouverture avec une mise en scène inédite sur la Seine, manque d’agents de sécurité privée, risques terroristes et d’attaques cyber… La Cour des comptes recense plusieurs sujets d’inquiétudes partagés par des sources sécuritaires.

« Cette réunion sera l’occasion pour le ministre [Gérald Darmanin] de redire que la préparation des JO constitue sa priorité », a précisé le ministère de l’intérieur.

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La question budgétaire sera aussi au menu. Le « rapport Lambert », du nom du président du comité d’audit, Jacques Lambert, chargé, fin février, par Tony Estanguet, le patron du comité d’organisation de Paris 2024 (Cojop), d’identifier « les principaux risques et enjeux budgétaires et opérationnels », a récemment pointé un « fort risque inflationniste ».

L’impact est en cours d’évaluation par le Cojop. « Oui, l’inflation aura des impacts sur Paris 2024, nous devons redoubler de vigilance », a admis Tony Estanguet qui s’était déjà alarmé mi-mai devant le Comité international olympique (CIO) d’un « contexte inflationniste impossible à imaginer il y a quelques mois ».

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Les aléas liés au Covid-19, à la guerre en Ukraine ou l’inflation ne sauraient faire oublier les responsabilités des organisateurs dans le risque de dérapage. « On explose les budgets de partout », met en garde un bon connaisseur du dossier. La facture des derniers changements de sites olympiques pourrait par exemple être plus lourde que prévu.

Reste à savoir quelle sera l’étendue des surcoûts. Celle-ci déterminera le montant des économies à trouver. Deux ans après une première revue de concept – qui avait permis de dégager 300 millions d’euros de marges de manœuvre –, les équipes du Cojop sont contraintes à un nouvel inventaire : transport, hébergement, restauration, logistique…

D’autres questions devraient être abordées lundi comme celles des transports, de l’emploi lié aux Jeux, de l’héritage que doit laisser l’évènement, mais aussi des pistes pour faire adhérer les Français à ces JO.

Le Monde avec AFP

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