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Didier Deschamps à l’heure des choix avant de donner sa liste

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Didier Deschamps, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), le 18 mai 2021.

La tradition est installée depuis 2010. Un sélectionneur livre sa liste de joueurs pour une Coupe du monde au « 20 heures » de TF1. Mais qu’attendre de celle que doit dévoiler Didier Deschamps, mercredi 9 novembre ? A treize jours de l’entrée des Bleus dans leur Mondial au Qatar contre l’Australie, le Basque a déjà été confronté aux forfaits de deux cadres (Paul Pogba et Ngolo Kanté) et compose encore avec les blessures.

  • A Doha à 23 ou plus si affinités

Comme tous les sélectionneurs, Didier Deschamps a la possibilité de convoquer un groupe entre 23 et 26 joueurs, comme l’autorise la FIFA. Le Français ne cache pas sa préférence pour 23, comme lors des derniers rassemblements. Au risque de limiter ses options de remplacement en cas de blessures. Avant le dernier Euro, en juin 2021, il était bien parti avec 26 joueurs, mais dans un contexte sanitaire plus tendu, avec la menace d’un test positif au Covid-19 synonyme de retour au pays. Toujours sensible aux états d’âme éventuels des remplaçants, Didier Deschamps craint de voir certains joueurs se démobiliser pendant le tournoi, un risque forcément plus important à 26 que 23.

  • Avec ou sans Raphaël Varane ?

Si les Bleus avaient un carnet de santé, il faudrait rajouter des feuilles volantes pour noter leurs nouveaux pépins physiques. De Karim Benzema à Jules Koundé en passant par Presnel Kimpembe et Lucas Hernandez (plus quelques autres), ils sont tous passés par la case infirmerie ces dernières semaines. Touché à un mollet, Mike Meignan est plus qu’incertain, et le forfait du gardien du Milan AC devrait favoriser un retour de l’expérimenté Steve Mandanda (37 ans) dans le rôle de doublure d’Hugo Lloris.

Lire aussi : Mondial au Qatar : Raphaël Varane incertain, les ennuis s’accumulent pour les Bleus

Un autre cas agite encore plus les nuits de Didier Deschamps, celui de son vice-capitaine, Raphaël Varane. Le 23 octobre, le défenseur quitte son équipe de Manchester United en larmes, blessé à la cuisse droite. Sera-t-il rétabli contre l’Australie ? Dans un message sur ses réseaux sociaux fin octobre, le champion du monde s’est voulu rassurant. « Merci à tous pour vos messages cette semaine ! Je me suis entraîné dur et je me sens beaucoup mieux », écrivait-il depuis le centre d’entraînement de Clairefontaine (Yvelines), où il suit sa rééducation.

Suffisant pour offrir toutes les garanties à son sélectionneur ? « Je ne suis jamais parti – avec l’expérience accumulée de ma première vie – avec un joueur, quel qu’il soit, qui ne serait pas physiquement apte à jouer le premier match », a prévenu Didier Deschamps, en septembre, au sujet de Paul Pogba. Il citait alors l’exemple de… Varane à l’Euro 2016, écarté avec regrets car insuffisamment remis d’une blessure musculaire.

  • Olivier Giroud, un remplaçant vraiment pas comme les autres ?

Il ne pointe qu’à deux unités du record de buts en sélection. Mais Olivier Giroud aura-t-il l’occasion d’égaler ou de battre au Qatar les 51 réalisations de Thierry Henry ? Si l’on suit le sens des dernières listes, l’avant-centre du Milan AC est dans le groupe France quand Karim Benzema manque à l’appel.

Le Ballon d’or présent à Doha, le sort d’Olivier Giroud (excellent en club cet automne) serait donc réglé. Pas vraiment. Lancé et relancé sur le sujet, Didier Deschamps entretient le flou et avance le statut particulier de Giroud, titulaire indiscutable lors des années de bannissement de Karim Benzema. « J’ai toujours considéré qu’un joueur qui a un statut doit garder le même statut en équipe de France. Humainement, c’est très difficile lorsqu’on ne le conserve pas », avançait le patron des Bleus dans l’émission « Téléfoot », sur TF1.

Olivier Giroud célèbre son but contre l’Autriche en compagnie de Kylian Mbappé, lors la 5e journée de la Ligue des nations, au Stade de France à Saint-Denis, le 22 septembre 2022.

Des arguments entendus par le principal intéressé. A 35 ans, Olivier Giroud dit être prêt à accepter un rôle de joker et a mené une habile campagne de communication en ce sens. Champion du monde (sans marquer mais pas sans influence), le Savoyard offre surtout plus de garanties qu’un Wissam Ben Yedder, trop timoré avec les Bleus, pour suppléer Karim Benzema. Mieux, Kylian Mbappé a vanté sa relation technique avec lui après la victoire contre l’Autriche (2-0), le 23 septembre. Dans le registre « pivot », le football français n’a pas encore trouvé mieux qu’Olivier Giroud.

  • Une dernière surprise du chef ?

Sur le papier, une Coupe du monde n’est pas le moment propice pour convoquer un « petit nouveau ». En 2006, Raymond Domenech avait bien embarqué deux bizuths, le très réclamé Franck Ribery et l’inattendu Pascal Chimbonda. Le premier aura un rôle majeur dans le parcours des futurs finalistes, l’autre testera surtout le confort des bancs allemands.

Cascade de blessés oblige, Didier Deschamps avait encore convoqué cinq nouveaux lors du dernier rassemblement. Parmi eux, le Monégasque Youssouf Fofana paraît le mieux placé pour être du voyage au Qatar, bien aidé par les forfaits de Ngolo Kanté et Paul Pogba au milieu de terrain. Dans ce secteur décimé, Manu Koné (21 ans, Borussia Mönchengladbach) et Khephren Thuram (21 ans, Nice) ont aussi une petite chance de créer la surprise.

Mais l’invité à zéro sélection pourrait être à chercher en attaque. Didier Deschamps n’ignore pas le lobby breton actuel autour de Martin Terrier, auteur de 11 buts avec Rennes cette saison et capable d’évoluer dans l’axe ou sur un côté. Lui, comme d’autres, devrait regarder la « une », mercredi soir aux alentours de 20 h 30, et espérer entendre Didier Deschamps prononcer leur nom.

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